Le Messager du Clair de Lune

Tout comme « Deux amis », « Le Messager du Clair de Lune » sera disponible d’ici quelques jours sur notre stand (f21) du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil. Tout comme « Deux amis » encore, les auteurs de ce conte, Jean-Marie Robillard et Marie Desbons dédicaceront également le livre durant le salon.

Mais d’abord place au livre…

 

 » Quand Sastrawane Mandia, le sage, le poète, offre à son maître le Grand Rajah un livre aux pages blanches, celui-ci sent monter en lui une colère sourde. Comment pourrait-il imaginer que cet étrange cadeau est un véritable trésor?…

Pourtant…

Écoute bien cette histoire… Ferme les yeux… Et tu entendras battre le coeur du monde ».

 

Nous n’en dirons pas plus sur ce conte, si ce n’est qu’il est empli de sagesse, qu’il est doux et qu’il est surtout merveilleux… 

Son auteur, Jean-Marie Robillard signe son troisième album au Buveur d’encre. Après « Le voyage de Petit Nuage » dont l’action se déroule principalement sur les bords du fleuve Niger, au Mali, Jean-Marie Robillard nous transporte cette fois à Bali. L’auteur de « L’étoile de Grand’Pa » a bien voulu se livrer à notre petit questionnaire.

 

Jean-Marie, d’où vient cette histoire

J’avais depuis longtemps en tête cette idée un peu floue (un peu folle ?) d’un arbre magique dont les feuilles vierges, une fois tombées, étaient porteuses de rêves. Et puis, au cours d’un voyage à Bali, il m’est apparu comme une évidence que c’est là que devait pousser cet arbre magique.

Jean-Marie Robillard en train d’écrire « Le messager » à Bali

En quelques jours, j’ai imaginé la trame de l’histoire. J’ai alors longuement interrogé le guide qui m’accompagnait afin de collecter les mots balinais dont j’avais besoin et dont j’adorais la musicalité. Et c’est lors des quatre derniers jours de mon séjour en Indonésie, sur une île enchanteresse de l’archipel des Gili, que j’ai rédigé le premier jet du « Messager ».

Porte-t-elle, comme semble l’indiquer le titre, un message particulier ?

Je ne sais pas s’il y a un message… J’ai juste voulu dire, à travers cette histoire, que dans notre société matérialiste, toute en violence, en inégalités et en horreurs quotidiennes, il reste malgré tout autour de nous des choses toutes simples, qui ne coûtent rien, et qui font toute la richesse et la beauté du monde. Que si nous prenons le temps de nous arrêter pour « goûter » ces choses là, nous sommes tous porteurs de joies, « souffleurs de rêves ».

Je trouvais par ailleurs amusant d’imaginer un livre aux pages vierges racontant des histoires merveilleuses. Un comble pour un écrivain ! 

Comment reçois-tu ce livre, une fois terminé ?

Lorsque, de retour à la maison, j’ai « peaufiné » cette histoire, j’étais encore tout « habité » par ce merveilleux séjour à Bali. J’avais des paysages, des couleurs, des parfums plein la tête. Et il faut bien l’avouer, j’étais un peu inquiet à l’idée de voir mes mots mis en images par quelqu’un d’autre. J’avais peur d’être déçu.

En recevant les premières illustrations de Marie, j’ai été immédiatement conquis. C’était pourtant très éloigné de ce que j’avais en tête… Mais d’une telle finesse, d’une telle élégance, et si poétique !

Alors, au fil des mois, je me suis laissé porter par l’interprétation qu’elle faisait de mes mots. Et le résultat va au-delà de mes espérances.

Je trouve l’album très réussi et j’espère que les jeunes lecteurs seront sensibles à cette histoire si joliment illustrée.

Jean-Marie Robillard admirant les originaux de Marie Desbons lors de l’exposition « Fleurs, etc » à Blois.

 

Quant à Marie Desbons, après « Marguerite » et « Céleste, une étoile dans la nuit » elle signe également son troisième album au Buveur d’encre.

Marie, pourquoi as-tu été séduite par l’histoire « du messager » ?

Ce qui m’a tout de suite séduit dans le texte de Jean-Marie c’est son côté très onirique. Il foisonnait de fleurs, d’animaux, d’odeurs, de couleurs… Pour moi qui aime faire des illustrations poétiques et denses c’était parfait ! Par ailleurs j’ai choisi de travailler sur ce texte car il s’adressait à un public un peu plus âgé que celui des livres que j’ai déjà illustrés. Même si cela n’a pas été simple, il m’a poussé à travailler autrement, à faire des illustrations moins enfantines que d’habitude.

Comment as-tu travaillé pour traduire cette histoire dont l’action se déroule à Bali. As-tu fait des recherches iconographiques par exemple ?

Avant de commencer à travailler, j’ai recherché pas mal d’images de Bali sur internet. Jean-Marie m’avait aussi envoyé ses photos. Cela m’a permis de me faire une idée des paysages, de la végétation, des couleurs, de l’ambiance… Malgré tout, j’ai voulu ne pas trop m’attacher à cette documentation afin de ne pas brider mon imagination et laisser s’exprimer ma sensibilité.

 

Cette fois, toutes les illustrations sont faites entièrement à la main ? Pour quelles raisons ?

Oui, les illustrations du Messager sont pratiquement toutes réalisées à la main (même si il y a eu quelques retouches photoshop sur certaines). C’était un peu un défi pour moi qui travaille habituellement beaucoup avec l’outil informatique. J’ai travaillé principalement à la gouache, crayons de couleurs et des collages de papier motifs et gouaches découpées. Je trouvais que le côté « brut » des illustrations faites à la main avec la matière, le grain du papier, s’adaptait bien au sujet.

 

D’autres projets ? D’autres albums ?

Je travaille en ce moment sur un texte pour la presse jeunesse… Sinon rien de bien précis. Je voudrais me laisser un peu de temps pour réfléchir et faire des choses dont j’ai réellement envie.

 

Merci Jean-Marie et Marie pour ces précisions.

Le Messager du Clair de Lune – 25 cm x 25 cm – 18 euros ttc – isbn : 9782914686518 – Dès 7 ans

 

 

Tags: , ,

Why ask?