À l’occasion de la sortie de l’album Le conte des étoiles filantes le 14 juin, Nicolas Marie, l’auteur et Jane Gomez, l’illustratrice nous ont accordés une petite interview…
Le résumé : Malgré la vigilance de ses gardes, une jeune princesse a disparu… Ses parents, le roi et la reine vont remuer ciel et terre pour la retrouver…

Nicolas, peux-tu te présenter en quelques mots :
« Je viens de l’image, mon activité principale est monteur-truquiste ».
Après une licence de cinéma à l’université de Caen, il poursuit une maîtrise de cinéma à Montréal.
« À mon retour, j’ai fait un stage dans une agence d’animation parisienne. De fil en aiguille ; je suis resté plusieurs mois chez eux travaillant sur diverses productions de séries animées en tant qu’assistant de production ».
Tout au long de ces années, Nicolas Marie a toujours écrit : des scénarios, des nouvelles. Ainsi, est né le texte du “Conte des étoiles filantes”.
« À la base, je voulais faire de ce texte un court-métrage d’animation et c’est donc dans cette optique que j’ai commencé à écrire « Le conte des étoiles filantes ». Je ne cherchais pas particulièrement à écrire un texte pour la jeunesse. Quand on est en train d’écrire, enfin moi, le récit se construit naturellement, il faut peu de choses pour que le texte devienne un texte adulte ou jeunesse, une nouvelle ou un roman, un récit fantastique ou une chronique de la vie quotidienne. Les évènements et les personnages évoluent et, en tant qu’auteur, j’essaie de trouver la logique interne du récit ».
« C’est toujours difficile de parler d’un texte de soi. Chacun se forge une idée de ce qu’il lit : quel est pour lui le vrai héros de l’histoire, quelle est la morale…
Quant à ce que j’ai souhaité transmettre, je ne sais pas… J’espère que c’est une bonne histoire que petits et grands auront plaisir à lire et qui les fera voyager pendant et après la lecture… Surtout après j’ai envie de dire ».

Lecteur assidu et cinéphile, Nicolas Marie nous fait part de ses influences…
« Ma première “révélation” a été Stephen King. J’ai adoré ses histoires fantastiques peuplées de monstres et de situations angoissantes. À 12 ans, je les lisais, le soir, dans mon lit avant de m’endormir. Dans beaucoup de ses romans il y a des enfants et, je crois que l’identification s’est faite à ce niveau-là. Et puis c’était l’imaginaire qui me fascinait. On était très loin des livres étudiés à l’école que je trouvais compliqués et éloignés de mes envies de lecteur. Ensuite j’ai lu des Sherlock Holmes, des Arsène Lupin ou encore Lovecraft. J’aime qu’un récit me fasse voyager dans des univers éloignés de mon quotidien ou m’entraîne dans des mystères. Au cinéma c’est la même chose, le genre fantastique m’attire toujours, c’était d’ailleurs le sujet de mon mémoire à la fac de Caen. J’aime Amenabar, Peter Jackson, Lynch, Burton… J’aime aussi les séries Z toutes années confondues avec des monstres en caoutchouc et des soucoupes volantes qui ressemblent à des assiettes à l’envers.
Tes projets ?
« Écrire des histoires pour petits et grands. Après avoir participé à l’écriture d’une série qui s’appelle “Monk, la cata sur pattes”, qui est diffusée en ce moment à la télévision, je travaille sur d’autres histoires, notamment un projet de série pour enfant qu’une amie a développé et dont nous co-écrivons les scénarios, j’espère que ça aboutira ».

Jane Gomez
Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours :
« Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné. Il n’y pas un seul moment où les crayons et les pinceaux ne m’aient quittés. Même si j’ai un peu hésité professionnellement ; après mon bac, j’ai commencé par faire du droit ; j’ai vite retrouvé le chemin des couleurs et des papiers. Après 2 ans, j’ai réalisé que ce qui me plaisait avant tout était de pouvoir créer et réaliser des images et des histoires. En 2000, j’ai débuté ma formation à l’Ecole Emile Cohl à Lyon, où j’ai été diplômée.”
En 2005 Jane Gomez s’installe à Paris et commence à travailler comme décoratrice pour l’animation.
“Depuis, j’ai évolué dans de nombreux studios à la fois dans l’animation française mais aussi pour des sociétés de post-production à l’international. J’ai réellement commencé le métier d’illustratrice free-lance grâce aux illustrations du “Contes des étoiles filantes”. Depuis, j’ai notamment travaillé pour le restaurateur A. Ducasse mais aussi pour d’autres grandes entreprises telles que : Bouygues, Capgemini, Event Machine…”
J’approche mon métier d’illustratrice de différentes manières selon ce que j’illustre : livre ou dessin animé. Lorsque je n’illustre pas une histoire, je crée les univers qu’habiteront de futurs héros de dessin animé. J’aime créer les personnages mais aussi les décors dans lesquels ils vont évoluer. »
Peux-tu nous parler plus précisément du conte des étoiles filantes ?
« J’ai cherché à apporter un regard décalé entre le texte et l’image tout en restant dans l’esprit du récit. C’est pourquoi j’ai choisi de traiter les images à l’aquarelle afin de donner une douceur et un réalisme pour placer le lecteur dans un univers plausible mais toutefois décalé. Ainsi on retrouve un royaume avec un roi, une reine et des chevaliers dans lesquels se côtoient des machines volantes, des ballons et des pouvoirs magiques. Je me suis beaucoup inspirée d’illustrateurs anglais tels que Beatrix Potter, Arthur Rackham, Dulac, Kate Greenaway et Carl Larson pour les scènes de vie ou encore des peintres classiques. Mais ce sont essentiellement les voyages qui me guident et révèlent le fond de ces images. J’aime raconter des aventures dans chacun de mes dessins en apportant des détails pour que le lecteur laisse libre cours à ses pensées.

Jane Gomez en voyage et au travail…
Tes projets ?
Aujourd’hui je travaille sur de nouveaux projets en tant que free-lance avec de nouvelles collaborations et de nouvelles aventures dont une bande dessinée, je continue également mon travail dans les studios de dessin animé.
Merci !