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Carnets 14-18 : Quatre histoires de France et d’Allemagne

Le 26 juin en librairie et dès aujourd’hui en vente depuis notre site Internet

A travers l’histoire de quatre témoins de la 1ère guerre mondiale, deux Allemands et deux Français, le conflit mondial de 14/18 se dessine. Ces carnets intimes et de mémoires permettent de faire revivre le quotidien de ces protagonistes que tout sépare, la langue, la culture, l’origine, le pays… et qui partagent, malgré eux, l’expérience de la guerre. 14/18, c’est la guerre des soldats dans les tranchées, mais également la guerre de l’arrière, des enfants et des mutilés comme on le découvre dans cette bande dessinée. Ici, l’histoire de chaque témoin est enrichie de documents bibliographiques.

Un cahier pédagogique formidablement étayé de documents d’archives (documents d’archives fournis par l’Historial de La Grande Guerre, Château de Péronne) permet de se documenter davantage sur le conflit et permettra notamment aux enseignants d’étudier la bande dessinée en classe.

L’originalité de cette bande dessinée se traduit dans le regard croisé franco-allemand. L’enfant peut s’identifier aux quatre personnages, trois écoliers et un étudiant, et à travers leurs histoires, approcher l’Histoire de la Grande Guerre sous une variété des thèmes/aspects, ceci étant renforcé par les documents historiques.

 L’auteur :

Alexander Hogh, scénariste et auteur principal de la bande dessinée ; est philosophe et historien. Réalisateur de nombreux documentaires historiques, notamment pour plusieurs chaînes télévisuelles (Arte, ZDF et ARD), il signe « Carnets 14-18 : Quatre histoires de France et d’Allemagne » sa première bande dessinée.

 L’illustrateur :

Jörg Maillet est illustrateur d’albums jeunesse et de bande-dessinée depuis une quinzaine d’années. Il est également publié chez Magnard, Bordas, Des Ronds dans l’O, etc.

 

Préface

Le centenaire de la Première Guerre mondiale suscite un indéniable intérêt du public dans les pays autrefois belligérants, y compris en Allemagne où la mémoire de ce conflit était pourtant jusqu’ici comme recouverte par celle de la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. Cet intérêt se traduit notamment par une floraison de projets commémoratifs, pédagogiques, artistiques, culturels et historiques de toutes natures ; expositions, publications, films, programmations cultuelles permettent aux populations de renouer avec leur propre passé pour se le réapproprier, mieux le comprendre et l’appréhender. Après tout, la guerre de 1914-1918 fut une « Grande Guerre » comme on l’a qualifia alors, une guerre totale, qui, d’une manière ou d’une autre, toucha l’ensemble des populations des pays impliqués, comme le montre d’ailleurs Carnets 14-18 – Quatre histoires de France et d’Allemagne, à travers ses quatre protagonistes qui vivent la guerre au front, à l’arrière ou dans les villages à proximité immédiate de la ligne de feu.

L’ouvrage que vous tenez entre vos mains s’inscrit donc pleinement dans ce vaste mouvement commémoratif mais s’en distingue par son originalité. Il se singularise d’abord par son caractère d’emblée et totalement franco-allemand. Le centenaire a en effet montré que malgré les efforts louables pour penser la guerre de 1914-1918 de manière globale et transnationale, celle-ci reste très largement commémorée dans un cadre national. Or, par ses auteurs, par le choix des protagonistes et par sa publication conjointe dans les deux langues, cet album tranche nettement avec l’approche dominante en cette année du centenaire et prend le parti de nous proposer des regards croisés français et allemands sur 1914-1918.

Ce projet a aussi fait le choix courageux de mêler pédagogie, recherche historique et création artistique dans un équilibre respectueux de toutes ces dimensions. Il se propose en effet de transcrire en bande dessinée les carnets de guerre ou journaux intimes authentiques de deux jeunes Allemands et deux jeunes Français qui vécurent la guerre entre 1914 et 1918. Ces documents choisis avec beaucoup de pertinence nous rappellent que c’est d’abord et avant tout la jeunesse européenne qui eut à subir de plein fouet la guerre dans ce qu’elle avait de pire.

Par-delà la singularité propre à chacune de ces destinées, ces récits de vie nous montrent à quel point l’existence de ces quatre jeunes Allemands et Français a été transformée par la Grande Guerre. Ils sont confrontés à la longue attente de la fin de la guerre, à la hantise de la mort, pour certains à la violence de guerre la plus extrême sur le champ de bataille, pour d’autres aux privations, aux deuils, à la honte et à l’angoisse de la défaite. Mais, sans aucun manichéisme, Carnets 14-18 – Quatre histoires de France et d’Allemagne, nous montre aussi que Walter, René, Nessi et Lucien sont aussi devenus de bon gré des acteurs de leur guerre. Ils la subissent certes, mais, chacun à leur manière, ils « font » la guerre. Acteurs, ils en sont aussi les témoins. Bien conscients de vivre là un événement qui bouleverse leur époque et les transforme eux-mêmes, ils firent le choix de jeter sur le papier les réflexions que leur dictait leur expérience de la guerre. Leurs journaux intimes et mémoires, adaptés en bandes dessinées par Alexander Hogh (scénario) et par Jörg Mailliet (dessin) avec beaucoup de finesse et de respect à l’égard des sources historiques nous montrent une humanité blessée, traumatisée, transformée par la guerre, mais aussi assoiffée de vie. C’est là sans doute une des vertus de la bande dessinée que de placer le regard du lecteur au niveau des protagonistes en leur donnant vie. De cette manière, Carnets 14-18 – Quatre histoires de France et d’Allemagne ne nous aide pas seulement à comprendre la guerre mais aussi l’après-guerre et, au-delà, notre époque.

Nicolas Beaupré, maître de conférences en histoire (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, membre de l’Institut universitaire de France et du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre (Péronne).

Gerd Krumeich, professeur (ém), de l’Université Heinrich Heine de Düsseldorf, vice-président du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre (Péronne).

La bande dessinée bénéficie du soutien de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse et a obtenu le Label de la mission du Centenaire.

Quelques questions à Jörg Mailliet, l’illustrateur

- Bonjour Jörg, pouvez-vous nous décrire concisément cette bande-dessinée ?

« Une vision de la guerre 14/18 à travers le truchement de 4 personnages, deux protagonistes allemands, deux Français. Deux jeunes adultes, deux enfants. C’est une  bande -dessinée qui a l’originalité de faire découvrir aux générations actuelles, ce qu’ont vécu et ressenti des jeunes Allemands et Français pendant ces quatre terribles années, autant sur le front que dans le monde civil et dans leur vie au quotidien. »

 - Votre rapport si particulier à l’Allemagne, puisque c’est là que vous êtes né,  a-t-il été votre première motivation pour illustrer cet ouvrage ? Ou est-ce autre chose ?

« Je ne suis pas né en Allemagne, j’y suis par contre arrivé à l’âge de quatre ans (Berlin). Ma mère est allemande, donc oui, c’est le côté Franco-Allemand du projet qui m’a séduit. Il existe en France un  nombre incalculable de bande-dessinées sur la guerre 14/18, et pas des moindres. De la série à des formats plus classiques, sans parler de l’œuvre de Tardi. La barre était haute, et si je me suis lancé dans ce projet, c’est vraiment pour sa spécificité, je trouvais qu’elle apportait quelque chose de différent par rapport aux autres, d’autant plus qu’elle pourra, je pense, amener un lectorat nouveau et plus jeune par son approche pédagogique. »

- Qu’est-ce qui fonde la particularité de ce livre selon vous ?

 « Je pense avoir apporté une grande partie de la réponse à cette question ci-dessus, mais je pourrai ajouter par ailleurs, que sa particularité, donc sa deuxième après l’aspect Franco-Allemand, c’est son mode narratif. Le découpage peut paraître déroutant et manquer un peu de rythme, mais il faut aborder cette bande-dessinée en plusieurs parties comme des tranches de vie (courtes donc), qui abordent des sujets divers et variés, mais qui à la fin permettent d’aborder la vie des protagonistes dans l’ensemble. On en garde aussi par ce rythme un peu saccadé une impression de « chaos des sentiments », des sentiments de joies et de légèreté, entremêlés de sentiments de grande tristesse, d’horreur etc. Je crois que c’est ça la guerre aussi. Même si au final, on se rend bien compte que nos quatre personnages sont de plus en plus « usés » au fil de l’histoire. »

- Vos illustrations ont-elles exigé des recherches historiques précises ?

« Pour ce qui est des recherches historiques, j’ai été aidé par le scénariste. Chaque page du scénario était accompagnée en pièce jointe de planches iconographiques. Cela dit j’ai dû de mon côté faire de nombreuses recherches, en achetant des livres  et en me servant d’internet, qui est un média bien pratique pour ce genre de travail, même si on se rend vite compte que les photos de référence sur la guerre 14/18 ne sont pas si nombreuses finalement, et qu’elles ont parfois déjà été utilisées comme référence dans d’autres bande-dessinées. Je pense que le travail de recherche, surtout pour un projet sérieux et historique comme celui-ci doit forcément demander un grand travail en amont. Pour ma part j’ai dû y passer au moins 15 ou 20 % de mon temps de travail je pense, même si c’est très difficilement quantifiable. Je voudrais aussi préciser que tout mon travail passait entre les mains, et était validé ou non par deux historiens, Gerd Krumeich et Nicolas Beaupré »

- Quels sont vos projets à venir ?

 « Je suis actuellement en train de faire des recherches graphiques et de mise en couleur pour un nouveau projet avec un ami scénariste avec qui j’ai déjà publié une bande-dessinée cette année. Il s’agira d’une histoire qui va se passer dans un décor aux antipodes de  » 4 carnets… », en plein milieu de l’océan Pacifique. »

Informations pratiques :

Nombre de pages : 120 - Format : 22 cm x 29 cm - Prix TTC : 20 euros - Age : Dès 10 ans - ISBN : 9782914686594

La bande dessinée est également disponible en langue allemande.

Pour plus d’informations : Facebook

Un poisson en avril… on en parle ici.

Retrouvez Marie Desbons et Jean-Marie Robillard ce week-end à Épinal à l’occasion de « Zinc Grenadine ».

Toutes les infos ici.

Sayaka Abe et Eric Sanvoisin, les auteurs de « Un poisson en avril

Ling dédicace « Les perles de Jade »

François Delecour, Ling, Jean-Marie Robillard et Grégoire Cazier (assis).

“Les perles de Jade”, album écrit par Gaëlle Callac et illustré par Xu Hualing sort à l’occasion du salon de livre de Montreuil. Petite présentation…

Jade passe quelques jours de vacances chez sa grand-mère. Un jour, celle-ci lui montre sa boîte à bijoux. Éblouie par un collier de perles, Jade ne peut s’empêcher de le dérober afin de l’essayer. Cet emprunt se transforme vite en catastrophe et plonge la petite fille dans l’embarras…

 

Gaëlle Callac signe son 4 ème album personnel aux éditions du Buveur d’encre après “Marguerite”, “Céleste une étoile dans la nuit” et “Salammbô et Aimé un air de liberté”.

Tout comme Xu Hualing après “Le sommeil Esquimau”, “L’étoile de Grand’Pa” et “Cerise et ses amis, au rythme des saisons”.

Rencontre avec les auteures :

Gaëlle Callac

Bonjour,

Les perles de Jade” est un livre autour de l’Image. Peux-tu nous en dire plus…
- Lors des vacances chez sa grand-mère, Jade découvre un tableau : un portrait à l’huile de sa grand-mère peint à l’occasion de ses vingt ans.
Elle est impressionnée par sa beauté, mise en valeur par un collier de perles qui lui confère un port de tête pour ainsi dire royal…
Jade l’admire à tel point qu’elle aimerait lui ressembler… C’est ce désir qui la pousse ensuite à dérober le bijou. Elle veut juste l’essayer…

Cet emprunt la plonge dans l’embarras…
- Oui, car elle va l’abîmer… elle devient prisonnière de l’objet… et s’enferme ensuite dans son mensonge. S’ensuit alors une grande culpabilité.

Mais ne dévoilons pas toute l’histoire…
- Oui, la seule chose que j’aimerais ajouter c’est que c’est un livre sur le pouvoir de l’image, la culpabilité, transmission, l’héritage, le non-dit, le pardon…

Xu Hualing

Bonjour Ling,

C’est le quatrième livre que nous réalisons ensemble. Cette fois, au vue de l’éventail de techniques que tu pratiques, nous avons choisi d’un commun accord, et contrairement aux autres livres réalisés ensemble, de concevoir un livre avec une technique dite traditionnelle : la peinture à l’huile.
En quoi ce choix, as-t-il été simple ou non pour la réalisation des planches ? Quelle a été sa valeur ajoutée ?
- C’est la première fois que je réalise un album à la peinture à l’huile. Cette technique m’est très familière. J’ai commencé à travailler la peinture à l’huile à l’âge de seize ans puis à l’école des beaux-arts en Chine et je n’ai jamais arrêté depuis. Mais bizarrement j’ai démarré le métier d’illustratrice à la peinture numérique. C’est pour cela que je suis très contente de réaliser un livre enfin exclusivement à la peinture à l’huile, c’est un plaisir ! Car une image réalisée à la main est plus chaleureuse et vivante. Pour moi avec cette technique on peut créer une subtile profondeur qui donne une vie plus riche à l’image.
 

L’univers du livre est un peu figé dans une époque. Disons qu’il a un côté suranné. Comment t’es-tu documentée pour créer cette grand-mère simple et stylée à la fois ? Pour inventer “Jade” ? Et aussi ce portrait qu’elle admire tant et qui inconsciemment la pousse à dérober le collier ? Quelles ont été tes sources d’inspirations ?

- Au début de la création du livre j’ai imaginé 3 styles de grand-mères : une drôle, une très moderne et une élégante. Finalement on a choisi la grand-mère élégante qui correspond mieux avec l’ambiance du livre. Je me documente principalement sur Google image, j’ai regardé plein d’images de vieilles dames et à la fin je me suis arrêté sur les photos de la top-model âgée Carmen Dell’Orefice. Je suis fascinée par sa beauté, il y a quelque chose de mystérieux dans ses yeux. Le portrait de la grand-mère jeune venait aussi d’une vieille photo d’elle jeune. Quant à Jade, son image sort de mon imagination tout naturellement, une petite blonde mignonne, jolie et un peu coquine en même temps.

Qu’est-ce qui t’a séduit dans le texte ?
- Ce qui m’a séduit dans cette histoire c’est le désir d’être belle, Jade a envie d’être belle comme sa grand-mère, ça me rappelle mon enfance, les rêves d’une petite fille.

 

Tout au long du livre tu as utilisé les mêmes gammes de couleur : rose, bleu… As-tu conçu ce scénario coloré à l’avance ?
- Oui, j’ai essayé de peindre les couleurs de l’été,  j’avais envie qu’on puisse sentir l’odeur de l’été à chaque page.

Quels sont tes projets pour 2014 ? Tu poursuis ta collaboration avec La marelle en papier mais as-tu d’autres projets dans l’édition ?
- Ma priorité pour l’instant est de me replonger dans des recherches personnelles, faire des séries de peintures en vue d’expositions futures.

Informations pratiques :

Titre : Les perles de Jade
- Gaëlle Callac
& Xu Hualing -
32 pages - 24 cm x 28 cm - 16 euros - Novembre 2013 - Dès 5 ans - 9782914686587



Mercredi :
Sayaka Abe : 18h30/22h

Jeudi :
Jean-Marie Robillard : journée complète
Xu Hualing : 14h/16h


Vendredi :
Jean-Marie Robillard : journée complète
Franck Prévot & Judith Gueyfier : 13h/15h
Xu Hualing : 15h/19h
Sophie Chaussade & François Delecour : 17h/19h

Samedi :
Jean-Marie Robillard : journée complète
Xu Hualing : journée complète
Sayaka Abe :  11h/14h
Carole Gourrat : 14h/16h
François Delecour & Sophie Chaussade : 15h/16H

Dimanche :
Jean-Marie Robillard : journée complète
Sophie Adde : 10h/14h
Marie Desbons : 10h/11h30
Carole Gourrat : 10hà 12h
Eric Sanvoisin & Sayaka Abe : 14h/16h
Helène Leneveu : 17 h/19H


Lundi :
Jean-Marie Robillard : journée complète
Xu Hualing : journée complète
Sophie Adde 10h/12h
Sayaka Abe : 14h/16h

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